Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal
Christian Marc Gendron se surpasse avec Trilogie, un nouveau spectacle qui célèbre ses 30 ans de carrière. Entouré de 9 musiciens et choristes, le pianiste et chanteur ne se contente pas d’offrir une rétrospective de Piano Man Expérience, Piano Man 2 et Piano Man 3 qui lui ont permis d’attirer plus de 150 000 spectateurs à travers le Québec. En plus de ses versions électrisantes des classiques de Ray Charles, Billy Joel et Elton John, l’artiste se révèle à travers quelques pièces inédites qui lui collent à la peau, dont la chanson titre de son nouvel album Piano Bar.

Débordant d’énergie et tiré à quatre épingles, Christian Marc Gendron lance la soirée avec The Greatest Show, un morceau emblématique du film The Greatest Showman. Appuyé par six instrumentistes dont trois aux cuivres, il n’hésite pas à s’éloigner de son piano à l’occasion, pour aller se déhancher aux côtés, notamment, de sa fille Kara, six ans, qui semble déjà avoir la piqûre de la scène.
Au-delà des performances musicales au programme, cet homme chaleureux connaît son public et il met tout en œuvre pour faire plaisir aux gens. D’ailleurs, il fallait voir les regards s’illuminer dans la salle, dès les premières mesures de son interprétation enlevante de Wow d’André Gagnon!
En racontant ses débuts, il reprend avec un bonheur communicatif des chansons que les spectateurs lui demandaient d’interpréter à l’époque où il se produisait dans les pianos bars.
D’une pièce à l’autre, on est envoûté par les riches harmonies vocales assurées par son épouse, Manon Séguin, ainsi que les choristes Marie-Josée Noury et Julie Dassylva.

Comme un million de gens (Claude Dubois), Dans la forêt des mal-aimés (Pierre Lapointe), Je voudrais voir New York (Daniel Lavoie) sont entremêlées d’imitations de Garou, Gerry Boulet, etc. Le chanteur prend aussi un malin plaisir à parodier Robert Charlebois, Éric Lapointe et Mario Pelchat dans une savoureuse reprise de la chanson Ordinaire.
Quel bonheur, également, de replonger dans l’univers de Gino Vannelli avec I Just Wanna Stop, un morceau gravé il y a près d’un demi-siècle et dont on ne se lasse pas!
Si la pop prédomine dans ce concert, le country, le blues et le boogie-woogie s’y invitent aussi, de sorte qu’on ne s’ennuie pas un seul instant!
Une sonorisation sans faille fait honneur à la direction musicale impeccable du guitariste Simon Godin qui fait équipe avec Frédéric Beauséjour à la basse et Gilbert Fradette à la batterie. Les arrangements d’un faste fou mettent aussi en valeur les talents de Jean-François Gagnon, à la trompette, Marie-Josée Frigon, au saxophone et Matthieu Van Vliet, au trombone.
Coup de chapeau à Rodger
Pour terminer, Christian Marc Gendron a interprété My way, seul au piano, en nous rappelant avec émotion que le regretté Rodger Brulotte a chanté ce classique en duo avec lui, lors d’une activité caritative, quelques mois avant sa mort.

Le spectacle Trilogie est de nouveau à l’affiche, ce soir, 24 avril, au Cabaret du Casino de Montréal, où il y aura des supplémentaires les 11 et 12 septembre prochains. Entretemps, la tournée se poursuit un peu partout au Québec.
Crédit photo: Mathieu Bélanger

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