Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal
À l’approche de la grande première de la nouvelle production des Misérables, au Théâtre St-Denis, on a présenté aux médias, lundi après-midi, quelques extraits fort prometteurs de ce spectacle pour lequel on a déjà ajouté 18 représentations supplémentaires à Montréal et Québec.
Récompensée du Molière du meilleur spectacle musical en 2025, cette mise en scène sera interprétée par une distribution essentiellement québécoise avec Alex Gaumond dans le rôle de Valjean. Dominique Côté, Klara Martel-Laroche, Debbie Lynch-White et Roger La Rue sont aussi de l’imposante équipe d’une cinquantaine de chanteurs et musiciens réunis par Juste pour rire.

1 000 costumes et 300 accessoires
Tout sourire, le metteur en scène français Ladislas Chollat a réussi à établir une évidente complicité avec son équipe québécoise, en quelques semaines, alors que les répétitions ont commencé au début mai.
À quoi faut-il s’attendre de cette relecture de la comédie musicale de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil, inspirée du roman de Victor Hugo?
D’entrée de jeu, l’artiste de 51 ans explique que sa vision de l’oeuvre a changé lorsqu’on lui a permis de tenir entre ses mains durant environ une heure le manuscrit des Misérables de Victor Hugo qui est conservé à la Bibliothèque Richelieu, berceau historique de la Bibliothèque nationale de France.
«Quand j’ai vu la façon dont il écrivait, son jet, ses ratures, sa fatigue, tout est devenu clair pour moi!», résume le metteur en scène, en expliquant qu’à l’instar du mouvement d’écriture de Victor Hugo sur papier, l’environnement visuel du spectacle est poétique: «c’est-à-dire qu’on suggère des lieux, des paysages sans les montrer totalement.»

Ladislas Chollat, metteur en scène des Misérables, comédie musicale présentée, cet été, à Montréal et Québec.
Cela dit, en plus des projections, il y a aussi des décors et accessoires concrets qu’on a transportés depuis la France jusqu’au Québec, par bateau ou par avion, tout comme les 1 000 costumes de cette production. «En fait, les personnages émergent toujours du noir, alors que la couleur est dans les costumes».
Tout en se réjouissant de voir ses chanteurs déjà très à l’aise au cours des numéros présentés, dans une salle de répétition, en ce 1er juin, monsieur Chollat est tout de même préoccupé du fait que la scène du Théâtre St-Denis n’est pas aussi spacieuse que celle du Théâtre du Châtelet où le spectacle a triomphé, à compter de 2024. «Chose certaine, contrairement à ce qui fut le cas à Paris, on ne verra pas les musiciens sur scène au Théâtre St-Denis, car il n’y a pas assez d’espace.»

La comédie musicale Les Misérables réunit une cinquantaine de chanteurs et musiciens essentiellement québécois.
Des chansons intemporelles
Inspiré du roman de Victor Hugo, le spectacle nous transporte dans la France du XIXe siècle. Les Misérables raconte l’histoire de Jean Valjean, un ancien prisonnier traqué par l’impitoyable inspecteur Javert. Sur son chemin, il croise Fantine, une ouvrière accablée par la misère, à qui il promet de veiller sur sa fille, la petite Cosette.
Alors que la révolte gronde dans les rues de Paris, de jeunes révolutionnaires se soulèvent et les destins s’entrelacent dans un tourbillon d’émotions et de courage.

Debbie Lynch-White et Roger La Rue dans Les Misérables.
Cette fresque humaine est portée par des chansons intemporelles dont, J’avais rêvé, À la volonté du peuple, Mon histoire et Le Grand jour.
Depuis sa création en 1980, la comédie musicale Les Misérables a été vue par plus de 130 millions de spectateurs à travers le monde, ce qui en fait l’un des spectacles musicaux les plus vus et les plus joués de l’histoire.
Une traduction anglaise est à l’affiche à Londres depuis 1985. Le spectacle a été présenté dans 53 pays et traduit dans 22 langues.
Voir les dates des représentations au Théâtre St-Denis et au Grand Théâtre de Québec, ici.
*Photos fournies par Juste pour rire

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