Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal
Une foule enthousiaste s’était donné rendez-vous à la Salle Wilfrid-Pelletier, en ce 1er juillet, pour voir Thundercat en chair en os! Il faut dire que ce bassiste virtuose, à la voix haut perchée, a acquis le statut de star avec It Is What It Is, sorti en 2020 et qui a remporté le prix du meilleur album de R&B progressif. Arrivé sur scène après vingt minutes de retard, l’artiste n’a toutefois pas réussi à créer l’ambiance festive à laquelle on s’attendait.

Accompagné d’un claviériste et d’un batteur, Thundercat, a ouvert le bal avec Candle light, un titre où sa voix de fausset se perdait dans une sono très approximative, du moins, au niveau de la Mezzanine. On est ensuite passé à Great Scott, enchaînée avec Interstellar Love, deux pièces de son dernier album.
Cette tendance à jumeler les chansons s’est répétée à quelques reprises, notamment avec How Sway, suivie de Uh Uh. Ce fut plus ou moins convaincant car, au moment où on commençait à retrouver l’esprit d’un morceau, on passait à un autre titre, sans que la magie ait le temps de s’installer.
Pourtant, Stephen Lee Bruner, alias Thundercat, est un bassiste spectaculaire et les nombreuses improvisations de son complice Dennis Hamm, au synthétiseur, en imposent! Mais, les chansons de cet Américain de 40 ans vont dans plusieurs directions: jazz fusion, acid jazz, soul, funk, R&B… On finit par s’y perdre et décrocher!
Quelques titres dont Overseas soulèvent un certain engouement; plusieurs autres nous laissent indifférents.

Non seulement de nombreux sièges n’avaient pas trouvé preneurs, en ce mardi soir mais, pire encore, des dizaines de spectateurs ont commencé à quitter la salle au bout d’une quarantaine de minutes. Il est plutôt rare qu’on voit autant de gens partir au beau milieu d’un spectacle du Festival international de jazz de Montréal.
Comme on pouvait s’y attendre, Thundercat a gardé son meilleur morceau pour la fin mais, il était un peu tard quand il a demandé au public de se lever pour se déhancher au son de Them Changes. Ce fut le meilleur moment de la soirée! On a alors vu un jeune fan monter sur la scène pour danser aux côtés de son idole. Sympathique!
Mais, cela n’aura pas suffi à rétablir la balance car, aussitôt ce tube terminé, de nombreux autres festivaliers ont quitté la salle pendant le rappel: Lotus and the Jondy.
*Crédit photo: Benoit Rousseau
Le FIJM se poursuit, ce soir 2 juillet, alors que la plus grande scène extérieure du festival accueillera le trio indie pop québécois Men I Trust, à compter de 21h 30. Spectacle gratuit.

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