Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal
Le Cabaret du Casino de Montréal vibre, cet été, aux rythmes du spectacle Cowboys de Québec Issime – De Willie à Dolly. Les classiques de Johnny Cash, Shania Twain, Garth Brooks, Dolly Parton, ainsi que ceux de Willie Lamothe, Patrick Norman et la Famille Daraîche sont regroupés en tableaux thématiques, une façon de faire caractéristique des productions de la célèbre troupe saguenéenne.
De Jambalaya à Si j’avais un char, des dizaines d’extraits de titres marquants de la musique country sont interprétés par une équipe de 12 musiciens et chanteurs dont Krystel Mongeau, révélée au grand public à Star Académie et Philippe Berghella qui s’est fait connaître dans la comédie musicale Don Juan. De multiples changements de costumes et des projections sur un écran placé en fond de scène contribuent au dynamisme de cette soirée endiablée!

D’entrée de jeu, les chanteurs entonnent a capella Nous on aime la musique country, refrain emblématique de Renée Martel. On constate immédiatement que les voix sont justes et harmonieuses. Ces quelques mesures constituent le prélude à un voyage dans le temps d’un peu plus de 90 minutes.
On plonge ensuite dans un premier tableau, où des chansons en anglais sont à l’honneur, comme durant la majeure partie de ce spectacle. Avec This is country music de Brad Paisley, Kiss a girl de Keith Urban et Tennessee Whiskey à la manière de Chris Stapleton, on nous rappelle que le country a continué de se renouveler, au cours des dernières années.
Les soeurs Caroline et Karine Riverin, qui oeuvrent au sein de Québec Issime depuis des décennies, ont un plaisir évident à faire revivre Long time gone des Dixie Chicks, en compagnie de Marilyn Potvin, Katheryn Martin et Krystel Mongeau.
De solos, en duos et trios, on applaudit les interprétations soignées de méga-tubes dont Crazy (Patsy Cline) et Stand by your man (Tammy Wynette), sans oublier Quand le soleil dit bonjour aux montagnes (Lucille Starr).
S’il est vrai qu’un bon nombre de chansons country sont connues du grand public, d’autres le sont moins et il me semble qu’un animateur-trice serait bienvenu(e) dans ce spectacle. Le sens des medleys qui s’enchaînent est loin d’être évident, pour ceux qui ne sont pas férus du répertoire des cowboys!
On regrette, aussi, que personne sur scène ne semble mandaté pour demander au public de se lever, taper des mains et faire la fête. Résultat, l’assistance reste sagement assise durant toute la soirée, malgré des tempos souvent enlevants!

Les chansons québécoises ont été particulièrement applaudies lors de la représentation à laquelle j’ai assisté, mercredi (9 juillet), dans un Cabaret bien rempli.
Parmi les temps forts au programme, tout le numéro en hommage à l’émission Le Ranch à Willie nous entraîne habilement dans les années 1970, alors que Willie Lamothe et ses invités attiraient régulièrement un million de téléspectateurs à l’antenne de Télé-Métropole.
C’est l’occasion de faire revivre des vers d’oreille de Marcel Martel, Paul Brunelle, Roger Miron, Lévis Bouliane, etc. Un guitariste joue même un solo dans le style de Bobby Hachey, précieux complice de Willie Lamothe, considéré comme l’un des pionniers de la musique western au Québec.

Chanteur et danseur doté d’une remarquable énergie, Dominique Godin se distingue à chacune de ses apparitions. Il est touchant dans L’Adieu Du Soldat de Roland Lebrun, interprété devant des images d’archives de militaires partant à la guerre. Ce grand gaillard sait aussi faire siens les refrains de Mille après mille et Dans mon beau pays, en plus d’exceller en duo avec Philippe Berghella dans la mélancolique Lucille de Kenny Rogers.
Quant à Yannick Lanthier, il fait vibrer la foule avec plusieurs titres parmi les plus appréciés de la soirée dont Quand on est en amour (Patrick Norman) et Un jour à la fois (André Breton).
Cette équipe enjouée penche aussi parfois du côté du yodel. D’ailleurs, les pétillantes Caroline Riverin et Marilyn Potvin tapent dans le mille avec Le chant tyrolien de papa, succès de Manon Bédard.
Finalement, ils chantent tous ensemble, avec ferveur, Always on my mind de Willie Nelson, avant de clore la soirée avec Take me home, country roads de John Denver. En un mot, les fleurons de la musique country brillent à travers le savoir-faire de Québec Issime. Chapeau bas!
Cowboys de Québec Issime – De Willie à Dolly
Au Cabaret du Casino de Montréal, jusqu’au 2 août.
*Crédit photo: Paul Ducharme

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