L’OSM lance sa 12e Virée classique: soirée magique au Parc olympique!

Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal

Après les chaleurs extrêmes des derniers jours, c’est un public nombreux et attentif qui était au rendez-vous de l’OSM, mercredi soir, profitant de la douce brise qui flottait sur l’Esplanade du Parc olympique. Animé par André Robitaille, ce concert intitulé Spectaculaire nature! ratissait large avec, notamment, des oeuvres de Rossini, Puccini, Theodorákis et Berlioz. Maestro Payare a aussi profité de cet événement pour présenter au grand public le ténor Pene Pati qui est parfois comparé à Pavarotti.

Le ténor Pene Pati, invité de l’OSM, pour le coup d’envoi de la 12e édition de la Virée classique.

Rafael Payare a visé juste en lançant la soirée avec l’Ouverture de l’opéra Guillaume Tell de Rossini qui a tout de suite captivé l’assistance. Cette pièce associée à de nombreuses trames sonores de films, dont Orange mécanique et The Lone Ranger : Le Justicier masqué, nous habite, en fait, depuis notre enfance, puisqu’elle est aussi liée à des dessins animés dont Bugs Bunny, comme nous l’a judicieusement rappelé l’animateur de la soirée.

Avec ses brèves présentations et sa bonne humeur contagieuse, André Robitaille guide le public de main de maître dans ce programme riche et bien conçu, où l’on découvre, entre autres, une pièce élégante et dansante de la compositrice mexicaine Gabriela Ortiz, inspirée de la musique des peuples indigènes de son pays.

Puis, l’imposant ténor Pene Pati fait son entrée en scène. Cet artiste à la voix phénoménale est né dans la République des îles Samoa, en Polynésie occidentale.

Avec une très bonne prononciation française, il interprète d’abord un extrait de Roméo et Juliette de Gounod: «L’amour!… Ah Lève-toi, soleil!» Durant cet air, le chanteur et le public s’amusent de voir passer, au dessus de l’Esplanade, une volée d’oiseaux (de l’avis général, des bernaches) qui semblent venus célébrer à leur façon ce concert en hommage à la nature! Moment cocasse!

Le souriant trentenaire enchaîne avec «Che gelida manina», un air de La Bohème de Puccini. Vers la fin du concert, il reviendra sur scène, pour Nessun Dorma, mélodie emblématique de l’opéra Turandot de Puccini.

Malgré certains signes de fatigue vocale, Monsieur Pati a fait belle impression à chacune de ses apparitions qui ont totalisé une quinzaine de minutes. Souhaitons le revoir plus longuement sur scène, à Montréal.

Éclectique!

Pas de doute, la complicité règne entre Rafael Payare et le public montréalais qui semble prêt à suivre le chef d’orchestre dans ses choix musicaux éclectiques!

C’est ainsi qu’on se dandine sur des rythmes de rigodon d’un mouvement de la Symphonie de la tempête de verglas du Québécois Maxime Goulet. Puis, on change radicalement d’ambiance avec les déchaînements de la Symphonie no 2 du compositeur grec Mikis Théodorakis, dont on célèbre le 100e anniversaire de naissance cette année. Le pianiste Godwin Friesen brille dans l’interprétation de cette intense partition.

Pour terminer ce concert, somme toute audacieux, on assiste au Dialogue du vent et de la mer de Debussy. Enfin, au rappel, ce sera la «Marche hongroise» de La Damnation de Faust de Berlioz, l’œuvre au programme du concert d’ouverture de la saison 2025-26 de l’OSM.

Foule réunie sur l’Esplanade du Parc olympique pour le concert de l’OSM, le 13 août 2025.

Visiblement enchantés par ce voyage musical, les milliers de spectateurs présents ont longuement ovationné l’Orchestre symphonique de Montréal et son chef. Reste à voir si ce public enthousiaste ira faire son tour à la Virée classique qui présente 9 concerts en salle dont Les Planètes de Holst, en plus d’une soixantaine d’activités gratuites, du 15 au 17 août.

Résumé de la programmation de la 12e édition de la Virée classique.

*Crédit photo: Antoine Saito

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