Lynyrd Skynyrd fête ses 50 ans à la Place Bell remplie à ras bord!

Claude Côté / Collaboration spéciale

Ambiance des grands soirs samedi (20 septembre), alors que le célèbre groupe de Jacksonville, Floride, retrouvait son public québécois à Laval, lors d’un programme double mettant aussi en vedette The Outlaws qui eux, nous ont rincé les oreilles de guitares stridentes pendant une bonne heure.

À 21h et des poussières , les sept musiciens et deux choristes de Lynyrd Skynyrd sont apparus après une courte vidéo d’introduction nous présentant la genèse du groupe, avec des images fortes comme des alligators dans les marécages floridiens.

Le groupe, on le sait, a connu une fin tragique en 1977, lorsque l’avion transportant les membres originaux s’est écrasé. Incluant le chanteur Ronnie Van Zandt, figure emblématique du southern rock et dont les multiples succès de Lynyrd Skynyrd comme That Smell, What’s Your Name, Gimme Three Steps et la sublime Saturday Night Special, toutes jouées samedi avec beaucoup d’aplomb, font encore partie de l’univers musical de CHOM FM.

On a bien tenté quelques résurrections, dont celle de 1987, avec de nouveaux membres dont certains gravitent déjà dans le giron du groupe, avec en prime, le guitariste Gary Rossington, seul survivant du drame de 1977 décédé il y a deux ans. C’était particulièrement réussi, cet hommage au dernier des mohicans disparu. La balade Tuesday’s Gone, à grand renfort de films d’archives de ce dernier était dans le ton, tout le monde a embarqué et chanté le refrain à l’unisson.

Mais pas autant lorsque l’enchaînement s’est fait avec une autre balade sudiste, Simple Man, un grand classique. À la demande de Johnny Van Zandt, le petit frère du défunt qui assure brillamment son rôle de chanteur (on n’y voit que du feu, on dirait Ronnie comme deux gouttes d’eau!), les lumières des téléphones portables de la salle comble ont dansé dans l’enceinte, créant un autre de ces moments touchants de la soirée.

On a vu le drapeau canadien quelques fois à l’écran, Van Zandt a salué la foule de quelques toasts bien sentis, en rappelant la grande amitié (rudement mise à l’épreuve ces temps-ci) entre les deux pays, se promenant aisément sur scène, tenant son pied de micro comme son illustre frérot le faisait, le temps de nous sevir une autre rasade: Down South Jukin’, Gimme Back My Bullets et The Needle and The Spoon avant la grande finale.

Jusque-là, la cohésion du groupe est irréprochable. Les trois guitaristes et le pianiste sont mis en évidence à tour de rôle, les échanges sont beaux à observer. Et la sonorisation est au niveau souhaité, on entend chaque instrument clairement! Ce n’est pas rien…

Et cette fameuse finale?

Call Me The Breeze (composé par J.J. Cale), suivi du classique parmi les classiques, Sweet Home Alabama, immortelle et si bellement arrangée, avec ses riches harmonies vocales et son intro de guitare tellement connue qu’elle est proscrite dans les magasins d’instruments de musique, au même titre que Stairway to Heaven et autres Hotel California, entendues à satiété!

Et au rappel, Freebird avec sa longue finale tissée d’échanges vigoureux entre les trois guitaristes. Le clou de la soirée, l’apothéose!

On a eu droit à un condensé des meilleures chansons de Lynyrd Skynyrd, que du bœuf, pas de sauce. Ce band-là tient la route, il n’y a rien d’usurpé ici. On s’incline. C’était fabuleux!

Lynyrd Skynyrd

20 septembre, Place Bell, Laval

*Crédit : Tim Snow.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *