«Burn Baby, Burn» de Guillaume Côté: jouer avec le feu!

Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal

Quelques mois après avoir fait ses adieux au Ballet national du Canada, après plus d’un quart de siècle de carrière comme danseur, Guillaume Côté présente, cette semaine à Montréal, son spectacle Burn Baby, Burn. Cette chorégraphie pour neuf danseurs se veut une métaphore de l’insouciance des humains devant les changements climatiques. C’est la première fois que ce célèbre artiste, natif du Lac-Saint-Jean, signe une chorégraphie pour sa compagnie sans être présent sur scène. 

Comme une disco enflammée!

Les lumières s’allument. Un seul danseur apparaît. Son regard intense et l’agitation qui s’empare de ses gestes semblent déjà indiquer un sentiment d’urgence.

Puis, une silhouette aux gants rouges à longues franges capte notre attention. Sans tarder, ce sont tous les danseurs qui portent des apparats d’un rouge vif, comme si le feu se propageait à toute la troupe, à travers les costumes d’Yso South.

Tout ce beau monde danse sous un ciel rougeoyant et menaçant qui surgit des éclairages ingénieux de Simon Rossiter. Saisissant!

Même si l’heure est grave, puisque le chorégraphe a voulu dépeindre notre déni face à la crise environnementale, il n’en reste pas moins que ce spectacle a parfois des allures de party disco où l’on continue de danser, alors que le monde brûle!

La trame sonore d’Amos Ben-Tal est enlevante! Ce compositeur qui est aussi chorégraphe, a remarquablement réussi à mettre en musique l’effervescence de Burn Baby, Burn, au son de guitares électriques et de percussions qui donnent aussi aux spectateurs l’envie de danser.

Photo de Sasha Onyshchenko / «Burn Baby Burn», une chorégraphie de Guillaume Côté

Comme il l’avait promis, le chorégraphe de 44 ans a su allier la danse classique aux mouvements contemporains, en jouant avec le symbole du feu et son potentiel à la fois rassembleur et dévastateur. C’est ainsi que des pas de deux et des portés se marient à la gestuelle de ses interprètes venus de la danse contemporaine, du hip-hop, ou encore du breakdance. 

Cela dit, chacun des danseurs est en quelque sorte un personnage dans l’univers étrange de Burn Baby, Burn où s’illustrent: Demetri Apostolopoulos, Jessica Germano, Martha Hart, Kevin Lau, Griffen Grice, Willem Sadler, Katherine Semchuk, Evan Webb, Carleen Zouboules.

Sans dévoiler la scène finale du spectacle, soulignons que Guillaume Côté sait garder le public en haleine jusqu’aux derniers instants de cette chorégraphie d’une heure qui passe comme un éclair!

Burn Baby, Burn

Chorégraphie de Guillaume Côté interprétée par neuf danseurs

Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts

Du 25 au 29 novembre à 20h.

Ce spectacle prendra aussi l’affiche à Longueuil, au Théâtre de la Ville, le 10 décembre prochain, ainsi qu’à Saint-Jérôme, au Théâtre Gilles-Vigneault, le 17 février 2026.

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