Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal
Près d’un an après avoir lancé son album Ultraviolet, Damien Robitaille faisait escale au Club Soda, mercredi soir, avec un spectacle enlevant! En plus d’interpréter la majeure partie des pièces de son plus récent opus, le chanteur reprend plusieurs de ses succès. Au grand plaisir du public, il se transforme aussi en homme-orchestre pour jouer des tubes internationaux, comme il l’a fait dans des centaines de vidéos diffusées en ligne et qui ont fait sensation durant la pandémie.

Débordant d’énergie, notre homme ouvre le bal avec Point de non-retour, sur un rythme qui rappelle la «dance-music» des années 1990. Entouré d’un batteur, d’une claviériste et d’une bassiste, le chanteur et guitariste poursuit dans le même esprit de fête avec Kaléidoscope, un autre titre de son dernier disque, suivi de la ballade Ultraviolet, une amusante chanson de séduction à la mélodie fort accrocheuse.
Dans ce nouveau spectacle développé avec la complicité de l’humoriste Laurent Paquin, le musicien a su trouver un judicieux équilibre entre ses nouveautés, quelques présentations humoristiques de ses morceaux, ainsi que des titres plus anciens dont Mot de passe et On est né nu, qui sèment la bonne humeur depuis une quinzaine d’années déjà.

Un pied de nez aux anglicismes
Parmi les belles réussites de son sixième album, on remarque que le Franco-Ontarien s’est amusé à faire un pied de nez aux anglicismes qui pullulent, en écrivant une hilarante chanson en anglais parsemée de mots en français.
She was a femme fatale
Born and raised in Montréal
And on her big début
They called her la crème de la crème
I just cried je t’aime
I know it’s cliché
But my heart was touché
Deux heures sans temps mort
À la fois drôle et touchant, l’artiste souligne au passage le riche héritage que lui a laissé son père qui est décédé alors qu’il n’avait que 13 ans. Non seulement il a donné à son fils le goût de faire de la musique mais, il lui a aussi transmis sa passion pour l’ornithologie. C’est ainsi que l’auteur-compositeur chante Paruline Paruline dans un style folk qui n’est pas sans rappeler certaines ritournelles des années 1970.
Durant deux heures sans entracte, le héros de la soirée s’en donne à coeur joie et il sait nous étonner. Devant un public enjoué, le quadragénaire y va même d’une chorégraphie sans prétention avec ses trois acolytes, durant la pièce Désynchronisé.
Après ce moment cocasse, l’homme-orchestre s’est retrouvé seul sur scène, le temps d’enchaîner, durant une bonne demi-heure jouissive, une suite de vers d’oreille qui on fait danser la foule, dont : Everybody Wants to Rule the World, Night Fever, Just a Gigolo, sans oublier, Pump up the Jam du groupe belge Technotronic. Rappelons que Robitaille a interprété ce tube dans une vidéo qui a été vue plus de 10 millions de fois à travers le monde, en 2020.
Les trois conseils de Damien
N’allez pas croire que Damien montrait des signes de fatigue, après avoir ainsi prêté sa voix aux Beatles, aux Bee Gees, à Billy Joel et même à Gloria Gaynor, en s’accompagnant au clavier et en jouant des percussions en même temps! Oh que non!
Les musiciens sont revenus sur scène et tout ce beau monde a interprété, entre autres, Casse-tête et Homme autonome.
Avant de clore la soirée avec, Plein d’amour, l’une de ses plus belles ballades, le boute-en-train nous a laissé quelques conseils. Pour aimer, dit-il, il faut ouvrir son coeur, ouvrir ses bras et ouvrir son portefeuille, en achetant plein de produits dérivés de Damien Robitaille!
Quoi qu’il en soit, si vous voulez voir le spectacle de ce chanteur, multi-instrumentiste et, aussi, humoriste à sa manière, sachez que la tournée Ultraviolet sera de retour à Montréal le 14 février prochain. Une autre représentation aura lieu au Théâtre Desjardins de LaSalle le 3 mai 2026.
Dates et détails de la tournée Ultraviolet de Damien Robitaille, par ici.
*Photos tirées de la page Facebook de Damien Robitaille.

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