FIJM, 26 juin: Diana Krall, Flore Laurentienne et KOKOROKO 

Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal

Une fois de plus la programmation du FIJM est d’une richesse et d’une diversité dignes de mention, en ce vendredi 26 juin.

Plusieurs musiciens d’ici sont à l’honneur, dont le McGill Jazz Orchestra 1 qui se produira sur la Scène Rio Tinto, à 17h. Gratuit.

Bel and Quinn / Photo fournie par le FIJM.

On pourra ensuite faire plus ample connaissance avec Bel and Quinn, un duo formé des sœurs Bélinda et Christina Bélice, autrices-compositrices-interprètes québécoises d’origine haïtienne.

Leur premier album, Donte sann yo, leur a valu des nominations aux JUNO et au gala ADISQ 2024, dans la catégorie «album de l’année – musiques du monde». Le duo a également été finaliste au Gala Dynastie 2025 comme «artiste/groupe musique du monde de l’année».

Bel and Quinn, au Club Montréal, à 18h. Gratuit.

Concerts en salle

Parmi les spectacles en salle, ce soir, soulignons le retour de Diana Krall. Rappelons que Montréal a joué un rôle de tremplin dans la carrière de la célèbre pianiste et chanteuse canadienne, remarquée lors d’une résidence d’une semaine au Cabaret Juste pour rire en 1995. Plus de trente ans plus tard, mes souvenirs de ce concert marquants sont toujours clairs dans ma mémoire!

Et comment oublier le rendez-vous féérique avec Mme Krall au Centre Bell en 2004? Ce concert intitulé « Live at the Montreal Jazz Festival » a d’ailleurs été immortalisé sur son deuxième album et un DVD officiel.

Diana Krall, à la salle Wilfrid-Pelletier, à 19h 30.

Mathieu Gagnon (Flore Laurentienne) / Photo fournie par le FIJM.

La Maison symphonique sera sans doute un lieu idéal pour apprécier l’art quasi-mystique de Flore Laurentienne, ce soir.

C’est dans cette salle aux possibilités acoustiques infinies qu’on redécouvrira le travail de Mathieu David Gagnon, un musicien qui œuvre depuis longtemps dans divers projets en tant qu’arrangeur, orchestrateur, directeur musical et réalisateur. Tout en continuant de jongler avec les projets des autres, il a dévoilé, en 2019, son œuvre, Flore Laurentienne, Volume I suivie en 2022 de Volume II.

Mariage naturel entre orchestre à cordes et synthétiseurs analogues des années 60 et 70, Flore Laurentienne est en quelque sorte une invitation à la contemplation. Son plus récent opus, intitulé 8 tableaux, est inspiré d’œuvres de Jean-Paul Riopelle.

Flore Laurentienne, à la Maison symphonique, à 19h.

Remises de prix

La chanteuse franco-américaine Cécile McLorin Salvant sera honorée lors de son spectacle, au Théâtre Maisonneuve, à 21h. Cette artiste reconnue pour tisser «des liens entre le jazz, le blues, le vaudeville, les traditions folkloriques et la musique baroque», recevra le Prix Ella-Fitzgerald.

Au fil des ans, cette distinction a été attribuée, notamment, à Diana Ross (2014), Liza Minnelli (2012), Sade (2011), The Manhattan Transfer (2010), Aretha Franklin (2008), Tony Bennett (2004), Diana Krall (2001) et Dee Dee Bridgewater (2000).

Enfin, la formation KOKOROKO recevra le 21e Prix Antônio-Carlos-Jobim qui récompense un artiste s’étant démarqué dans le domaine des musiques globales et dont les métissages culturels ont influencé l’histoire du jazz.

Depuis sa création en 2014, le collectif londonien puise dans l’afrobeat et le jazz pour façonner un langage musical distinctif, perméable à de nombreuses influences: du jazz à la bossa nova, en passant par la soul, le funk et les musiques électroniques.

À titre de récipiendaire du Prix Antônio-Carlos-Jobim, KOKOROKO succède à Natalia Lafourcade (2025), Bebel Gilberto (2022), Paco de Lucía (2014), Amadou & Mariam (2013), Youssou N’Dour (2011), Gilberto Gil (2008), Angélique Kidjo (2007), Salif Keita (2006), Khaled (2005) et Ibrahim Ferrer (2004).

KOKOROKO, Scène TD, à 21h 30. Gratuit.

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