Francos de Montréal: GIMS, sur les chapeaux de roues !

Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal

Le Centre Bell était rempli vendredi soir pour le spectacle du rappeur d’origine congolaise GIMS. Jeunes et moins jeunes, blancs, noirs, arabophones, etc., s’étaient donné rendez-vous pour cet évènement tant attendu des Francos 2025. Acclamée par une foule débordante d’enthousiasme, la superstar aux millions d’auditeurs mensuels sur Spotify nous a offert un survol de son répertoire qui aura duré à peine 70 minutes!

Simplicité volontaire ?

Bien sûr, le public a eu du plaisir à danser et chanter à pleine voix les Bella, Hola Señorita, Est-ce que tu m’aimes ?, etc. Mais, avouons qu’il est plutôt rare qu’on se rende au Centre Bell pour assister au spectacle d’un artiste dans la fleur de l’âge qui se limite ainsi à une performance d’une heure et des poussières.

On note aussi que la vedette de renommée internationale n’était accompagnée que du Dj B-rys qui avait réchauffé la salle en début de soirée, en attendant l’arrivée de GIMS. L’absence d’instrumentistes sur scène, malgré l’envergure du Centre Bell, laisse perplexe.

On se souviendra, entre autres, que le rappeur français Eddy de Pretto, dès 2018, alors qu’il était encore peu connu ici, avait fait le voyage à Montréal avec un batteur qui apportait une dimension «live», en soutenant à merveille le «flow» poétique du chanteur.

Avec GIMS, les succès, si rassembleurs soient-ils, s’enchaînent sur une trame sonore qui donne l’impression d’être figée. Zombie, La même, J’me tire, etc. font toujours leur effet mais, il n’y avait rien de nouveau, ni de mémorable dans leur interprétation par Gandhi Alimasi Djuna, au Centre Bell.

Le chanteur qui aura 40 ans l’an prochain a remercié les Québécois pour leur accueil chaleureux, au fil des ans. «Chaque fois que je reviens ici, c’est juste incroyable! Merci pour tout!» Mais, on ne peut pas dire que l’artiste a concrétisé sa gratitude envers la foule qui buvait ses paroles. Par exemple, on aurait aimé le voir descendre au parterre pour saluer ses admirateurs. Et puis, aurait-on pu prévoir un duo avec un rappeur d’ici?

Le Dj B-rys et GIMS au Centre Bell.

À vrai dire, il y avait bien peu de moments dont on se souviendra dans ce spectacle sans véritable mise en scène. En fait, le rappeur s’est déhanché entre quelques jets de flammes, devant un rideau où défilaient divers motifs géométriques colorés, sans rapport apparent avec les chansons. D’ailleurs, la star ne portait pas ses habits des grands soirs mais plutôt un t-shirt, comme s’il s’agissait d’une simple répétition.

Pourtant, les Montréalais s’attendaient à une grande soirée. Plusieurs d’entre nous venions, entre autres, pour célébrer la persévérance de GIMS, honoré aux Victoires de la musique l’hiver dernier, plus de 20 ans après ses débuts avec le groupe Sexion d’Assaut.

Bref, on n’en croyait pas nos yeux de voir le visiteur quitter la scène, alors qu’il n’était même pas encore 22 heures! GIMS est passé comme un éclair ou comme un bolide de Formule 1, pourrait-on dire, pour rester dans la thématique de cette fin de semaine du Grand Prix de Montréal. En fait, son spectacle s’est déroulé presque machinalement, tant et si bien qu’on a l’impression d’avoir assisté à un tour de piste sur les chapeaux de roues!

GIMS était au Centre Bell le 13 juin dans le cadre des Francos de Montréal qui se poursuivent jusqu’au 21 juin. https://francosmontreal.com

Crédit photo: Patrick Beaudry

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