Le Requiem de Mozart à la basilique Notre-Dame: entre tradition et démesure chorale

Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal

Le 7 novembre prochain, la basilique Notre-Dame de Montréal vibrera au son de l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique : le Requiem de Mozart. Derrière ce rendez-vous d’envergure devenu une tradition d’automne, on retrouve la Société philharmonique du Nouveau Monde (SPNM). Cet ensemble particulier réunit un orchestre d’une trentaine de musiciens et quelque 200 choristes recrutés dans trois villes du Québec et de l’Ontario. Entretien avec maestro Michel Brousseau, directeur artistique d’une organisation unique en son genre.

Une alliance musicale sans frontières

La Société philharmonique du Nouveau Monde s’est donné pour but de rendre les grandes œuvres du répertoire choral et symphonique accessibles au plus large public possible. Le sigle SPNM est apparu il y a une dizaine d’années, «mais nous étions actifs bien avant, dès la fin des années 1990», souligne Michel Brousseau.

Michel Brousseau, directeur artistique de la Société philharmonique du Nouveau Monde / Crédit: Pierre-Étienne Bergeron

En fait, ce chef d’orchestre, chef de chœur et pianiste a depuis longtemps l’habitude de prendre la route pour répéter avec les membres de son imposante équipe ou faire passer des auditions. «Depuis une vingtaine d’années, je suis à Sainte-Thérèse le lundi, à Montréal le mardi et à Ottawa le jeudi», résume-t-il avec un sourire dans la voix.

Après avoir étudié la direction d’orchestre, notamment avec Raffi Armenian, le musicien est devenu également président-directeur général de Maestro international. Le MINT organise et produit des concerts à l’étranger sous l’appellation du Chœur international. Menée par Michel Brousseau, cette organisation a produit des tournées, entre autres, en Italie (2008 et 2010), aux États-Unis (2010), en France (2011) et en Écosse (2017).

«Nous avons aussi eu l’honneur d’interpréter le Requiem de Mozart sur la terre natale de cet illustre compositeur, lors de notre tournée en Autriche en 2019.»

L’éternelle jeunesse de Mozart

La pianiste Annie Lee, 11 ans, en première partie du Requiem de Mozart

Chose certaine, plus de 200 ans après la mort de Mozart, le public demeure fasciné par cette œuvre inachevée, composée durant la dernière année de vie du maître qui s’est éteint à l’âge de 35 ans. Sa messe de Requiem en ré mineur (KV 626) a été complétée par l’Autrichien Franz Xaver Süssmayr qui fut assistant du grand Wolfgang Amadeus.

Cette année, l’engouement pour le concert automnal de la SPNM est tel qu’on donnera deux représentations le 7 novembre: l’une en après-midi et l’autre en soirée.

«Il y a une aura autour de cet événement dont le succès ne se dément pas depuis une vingtaine d’années», renchérit Michel Brousseau en précisant que l’édition 2026 revêt un caractère particulier.

En première partie, on y découvrira la toute jeune pianiste Annie Lee qui a remporté le titre de Rising Young Artist au Cleveland Institute of Music et le deuxième prix du Concours international de piano Chopin à Hartford. La musicienne de 11 ans interprétera le Concerto pour piano no 21 de Mozart, une oeuvre souvent décrite comme étant empreinte de calme et de majesté.

«On mettra ainsi en lumière la diversité et l’ampleur du génie de Mozart, avec un choeur et un orchestre d’envergure, en plus de faire place à un nouveau talent dont on n’a pas fini d’entendre parler ! »

Le concert en bref

  • Requiem de Mozart et Concerto pour piano nᵒ 21
  • basilique Notre-Dame de Montréal
  • Samedi 7 novembre 2026
  • 14 h et 19 h 30
  • Société philharmonique du Nouveau Monde, sous la direction de Michel Brousseau. Solistes: Ania Hejnar, soprano. Stéphanie Pothier, mezzo-soprano. Jean-Michel Richer, ténor, Alexandre Sylvestre, baryton-basse. Pianiste: Annie Lee

Plus de détails à: https://spnm.ca/concert-requiem-de-mozart/

*Photos fournies par la SPNM

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