Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal
Après une dizaine d’années d’absence, Marie-Chantal Toupin est de retour. Elle est remontée sur la scène du Cabaret du Casino de Montréal, lundi soir, devant un public majoritairement constitué d’admiratrices enthousiastes. Celle qui a fait sa marque avec « Soirée de filles » et « Maudit bordel », au début des années 2000, a toujours son énergie rock. Elle interprète fougueusement ses principaux succès, en plus de reprendre à sa façon des chansons de Marjo, Francine Raymond et Piaf.
Cependant, il faut souligner que la soirée n’a pas commencé du bon pied. En effet, il a fallu plusieurs tentatives pour qu’on puisse voir le court montage vidéo d’introduction tout simple incluant un extrait d’entrevue et quelques photos de jeunesse de la chanteuse. Il est rare que le public soit témoin de pareils problèmes techniques dans cette salle réputée pour ses spectacles bien rodés.
Par la suite, la reine de la soirée a aussi interpelé son sonorisateur avec un certain agacement, se plaignant d’un manque de réverbération.

Marie-Chantal Toupin au Cabaret du Casino de Montréal, le 28 septembre 2026
Accompagnée de trois musiciens expérimentés, dont le guitariste Réjean Lachance qui a travaillé, notamment, avec Johnny Hallyday, la Montréalaise a ouvert le bal avec « Mal d’amour », un tube des années 1970.
« Je sais ma vie, je l’ai gâchée mais laisse-moi au moins ma chance / La chance de tout recommencer […]». Ces mots, que chantait le Belge Claude Michel, s’apparentent à une confession de la part de celle qui a fait la manchette, au cours des dernières années, après avoir tenu des propos controversés sur les réseaux sociaux, ainsi que sur le plateau de Big Brother Célébrités.
L’artiste de 55 ans a poursuivi avec « Cette mélodie », un titre de son album Non négociable, suivi de « Comment j’pourrais te l’dire », un succès de son deuxième opus, sorti il y a 26 ans.
D’ailleurs, on ne tarde pas à constater que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la glorieuse époque du spectacle Marie-Chantal et ses chums de gars, auquel j’ai assisté en 2004, dans le cadre de ce qu’on appelait Les Francofolies —rebaptisées depuis Les Francos de Montréal.
Partageant alors la scène de la salle Wilfrid-Pelletier avec, entre autres, Breen LeBoeuf et Sébastien Plante du groupe Les Respectables, la jeune femme avait cassé la baraque en s’affirmant comme une nouvelle figure de proue du rock québécois. Plus de 20 ans plus tard, sa pièce emblématique « Naître » et plusieurs autres ont perdu de leur éclat, portées par une voix qui plafonne dans les aigus.
La fièvre du lundi soir
Qu’à cela ne tienne, ses fans restent fidèles et Marie-Chantal le leur rend bien. « Merci de m’aimer telle que je suis! », lance-t-elle, déclenchant un tonnerre de cris admiratifs.
Puis, les retrouvailles culminent avec un pot-pourri de classiques de Marjo qui frôle toutefois l’imitation. Pourtant, ce moment est visiblement l’apothéose de la soirée, pour un bon nombre de ces fêtards du lundi soir qui n’ont pas hésité à se lever et se déhancher.
Je continuerai
Très à l’aise avec son public, l’artiste se confie sur les états d’âme qui l’ont amenée à écrire, l’hiver dernier, la chanson « Ça suffit ». Ce morceau, qui a été applaudi à tout rompre, sera d’ailleurs enregistré, cette semaine, en vue d’un éventuel nouvel album. D’ici là, Marie-Chantal Toupin poursuit sa tournée Je continuerai.
*Crédit photo : Valérie Clairoux.

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