Marie Michèle Desrosiers: la voix et l’esprit de Noël

Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal

Le temps des Fêtes est arrivé! Marie Michèle Desrosiers et le pianiste Stéphane Aubin, entourés de 14 musiciens, ont en quelque sorte lancé les festivités, en ce dimanche après-midi, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

Imaginez! Des mélodies chargées d’émotion, dont La marche des rois et Trois anges sont venus ce soir, offertes avec le charisme et le savoir-faire d’une interprète qui est allée jusqu’à Prague et Moscou pour graver deux disques marquants de chansons de Noël!

Durant environ deux heures incluant un entracte, la joie, la générosité et la bienveillance enveloppent le doux et lumineux spectacle Un piano pour Noël, où résonne le riche héritage du regretté compositeur et arrangeur André Gagnon.

Stéphane Aubin et Marie Michèle Desrosiers en tournée avec le spectacle Un piano pour Noël

Stéphane Aubin est sans doute celui qui s’est le plus impliqué, au fil des ans, pour faire revivre la musique d’André Gagnon. On lui doit, entre autres, le spectacle «Les Quatre Saisons d’André Gagnon», survolant de grands moments de la carrière du célèbre musicien de Saint-Pacôme.

Cette fois-ci, Aubin joue des pièces de l’album Noël d’André Gagnon, un véritable classique du temps des Fêtes au Québec. De cet opus, enregistré en 1992 avec l’Orchestre philarmonique de Prague, on aura droit, notamment, à La Ronde des bergers, Bel astre que j’adore et Have Yourself a Merry Little Christmas. En constant dialogue, le piano et l’orchestre à cordes brillent, à travers la sonorisation limpide de Simon Bellefleur.

Puis, Marie Michèle, tout sourire, fait son entrée. Enjouée, la dame de 75 ans nous entraîne d’abord dans La marche des rois, un chant d’origine provençal, qu’elle a enregistré avec L’Orchestre symphonique tchèque, en 1996, sous la supervision d’André Gagnon.

Interprète sensible, elle sait raconter! Entre autres, elle nous donne l’impression que nous sommes avec elle Dans le silence de la nuit, tous attendris devant «L’Enfant des enfants, le plus beau». Frissons!

Suivront: L’enfant au tambour, puis, Mes joies quotidiennes, une version française d’un tube de La Mélodie du bonheur qui figure sur son disque où elle chante avec le Choeur de l’Armée rouge, dans la capitale russe, en 2002.

Charlebois, Vigneault, Clémence et Ferland

Après l’entracte, le pianiste fait honneur à Marie-Noël. Cette mélodie emblématique de Robert Charlebois et Claude Gauthier se déploie au son de L’Air sur la corde de sol de Bach, dans un ingénieux arrangement de Stéphane Aubin.

Le public enthousiaste redécouvre ensuite Mon pays et La danse à St-Dilon, deux piliers du répertoire de Vigneault, arrangés dans le style baroque par André Gagnon.

La nostalgie et l’émotion atteignent un nouveau sommet avec Neiges, la pièce titre de l’album phare de celui qui nous a quitté, à l’âge de 84 ans, il y a déjà cinq ans.

Les années passent, mais les sentiments profonds demeurent, semble nous dire Marie Michèle, avec son majestueux Noël blanc. Plongée dans ses souvenirs d’enfance, elle enchaîne avec La patinoire, un texte touchant que lui a écrit Clémence DesRochers et devinez qui a fait la musique? André Gagnon, bien sûr!

Poursuivant son émouvant voyage dans le temps, la septuagénaire salue le regretté Ferland avec Je reviens chez nous, sur un rythme à vous faire onduler des épaules.

Et comme elle fait partie, elle aussi, de notre histoire, la chanteuse de Beau Dommage reprend l’incontournable 23 décembre, hymne festif qu’on fredonne en chœur au Québec depuis plus de 50 ans!

Bref, en plus de ses grandes qualités musicales, le spectacle Un piano pour Noël est aussi une vibrante célébration de l’identité québécoise!

Un piano pour Noël est en tournée jusqu’au 21 décembre.

Détails et billets, ici.

*Photos fournies par Agence Station bleue

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *