Marina Orsini: soir de première réconfortant avec une chanteuse heureuse!

Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal

Neuf mois après avoir lancé son album Reconstruire les saisons, Marina Orsini présentait ses chansons sur scène, au Gesù, jeudi soir, en présence de plusieurs personnalités dont Janette Bertrand et René Simard. Accompagnée par Catherine Major au piano et le quatuor à cordes Mommies On the Run, l’artiste interprète plusieurs pièces qu’elle a écrites avec différents collaborateurs. Elle chante aussi en duo avec Richard Séguin, Manuel Tadros et Paul Piché, présents virtuellement.

Chaleur humaine

La Montréalaise, d’origine italienne par son père, s’amène sur scène en interprétant, tout doucement, L’amore è come un giorno, une version dans la langue de Dante, de L’amour c’est comme un jour, grand succès de Charles Aznavour.

Marina Orsini et la pianiste Catherine Major au Gesù, 6 novembre 2025

Avec sensibilité et une diction impeccable, elle chante l’amour dans tous ses états: celui qui fait mal comme dans Les cendres de nos étés et celui qui survit même au-delà de la mort. C’est le thème de sa troublante chanson La mère, dédiée à sa maman, décédée il y a douze ans.

Marina lui a même installé un confortable fauteuil rouge à l’avant-scène. «Je sais qu’elle ne veut rien manquer!», souligne la chanteuse, reconnaissante envers celle qui l’a mise au monde et encouragé à ne jamais renoncer à ses rêves.

D’ailleurs, il y a bien longtemps que des projets musicaux trottent dans la tête de cette actrice qui fait partie de notre paysage culturel depuis une quarantaine d’années. On se rappelle, entre autres, qu’elle était de la première mouture québécoise de la comédie musicale Grease, en 1998. Elle a aussi enregistré des duos avec Dan Bigras et René Simard.

Après tout ce temps, la femme de 58 ans réalise une autre de ses grandes aspirations avec ce concert très personnel et truffé de confidences: «Ça fait tellement longtemps que je rêve à çà! J’vous promets que je ne m’en remettrai pas!», lance-t-elle en riant, avec des étoiles dans les yeux!

Même si plusieurs de ses titres sont nostalgiques, la dame est rayonnante! L’un des grands cadeaux que lui a fait la vie est son fils, Thomas, assis tout près de la scène. Le jeune homme s’envolera bientôt pour Paris, où il se joindra à la distribution de la comédie musicale La légende de Monte-Cristo, mise en scène par son père, Serge Postigo. «Je suis tellement fière de toi mon garçon! Je vais aller te voir souvent là-bas!»

Complices virtuels

Enjouée, elle se tourne ensuite vers un écran placé à l’arrière-scène où apparaît Richard Séguin, pour interpréter le duo Chambre orange. Ce procédé permettra aussi à Manuel Tadros de chanter Ce n’est rien, avec la reine de la soirée. Enfin, l’une des plus belles mélodies au programme, Comme tu es, devient un dialogue, grâce à la présence virtuelle de Paul Piché. Ces trois numéros sont aussi très réussis au niveau technique. On y croit!

Au rappel, elle reprend Les Anémones, un fleuron du répertoire de la regrettée Maurane: «Les anémones sont des fleurs qui frissonnent Elles voudraient que cessent nos éclats de voix». C’est ce qui s’est produit au Gesù, où l’on s’est laissé emporté par la poésie et la personnalité réconfortante de cette enfant chérie du public québécois. Mission accomplie madame Orsini!

Cette première médiatique donne le coup d’envoi à la tournée Reconstruire les saisons qui sillonnera le Québec, d’ici la fin de 2026. Ce spectacle sera notamment à l’affiche au Théâtre Capitole, à Québec, le 11 novembre 2025.

*Crédit photo : Rosalie-Anne Lavoie Bolduc

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