Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal
La nouvelle cuvée de Noël une tradition en chanson a séduit le public du Cabaret du Casino de Montréal, mardi soir. Visiblement heureux de retrouver Johanne Blouin et Paul Daraîche, deux habitués de cette revue musicale de fin d’année, on a aussi montré beaucoup d’enthousiasme devant les prestations d’Émily Bégin, révélée à Star Académie, ainsi que David Latulippe et Rita Tabbakh, qui se sont illustrés, respectivement, dans Starmania et la Famille Addams.
Quant à Steve Veilleux, il apporte une touche festive au spectacle, en reprenant, entre autres, des succès de son groupe Kaïn. À ce feu roulant de refrains accrocheurs, s’ajoutent quelques numéros savoureux de Joël Legendre, imitateur, chanteur et metteur en scène.

Que ce soit en solo, en duo ou avec tout le groupe, chacun apporte sa marque distinctive. Pour sa part, Johanne Blouin interprète sa version très personnelle de L’enfant au tambour, sur le rythme du Boléro de Ravel. Toujours en voix, la septuagénaire brille dans ce classique qu’elle a enregistré il y a 35 ans. Les arrangements opulents de cette pièce revivent sur scène, grâce à un orchestre de sept musiciens, sous la direction de Jacques Roy.
De son côté, Rita Tabbakh tape dans le mille avec une reprise plutôt inattendue. Celle qui a joué le rôle-titre de la comédie musicale de Félix Gray, Shéhérazade : Les Mille et Une Nuits, est irrésistible également dans un univers beaucoup plus terre à terre. Avec ses mimiques espiègles, elle nous a bien fait rire avec Hiver maudit : j’hais l’hiver, fleuron du répertoire de Dominique Michel!
Quant à Paul Daraîche, il est toujours aussi enjoué, même s’il semble parfois un peu essoufflé. En s’accompagnant à la guitare, le Gaspésien de 78 ans reprend avec une ferveur juvénile, l’incontournable 23 décembre de Beau Dommage.
Cette année encore, chaque soliste interprète un classique de Noël, jumelé à l’un de ses propres succès. Steve Veilleux opte pour Blue Christmas et Comme dans le temps, un ver d’oreille de Kaïn que le public chante en chœur.
La pétillante Émily Bégin se déhanche au son de Jingle Bell Rock, suivie de Danser Danser, un tube emprunté à Nanette Workman que l’académicienne interprète sur le disque de Star Académie paru en 2003.
Dans ce segment du spectacle, le doyen de la soirée reprend, À ma mère, l’un de ses plus grands succès, enchaîné à Petit Papa Noël, alors que Johanne Blouin nous ramène Dors Caroline et Noël, c’est l’amour.

Quant à David Latulippe, il a reçu une ovation pour son interprétation du Blues du Businessman, chanson emblématique du personnage de Zéro Janvier qu’il endossait dans la dernière mouture de Starmania, en France et au Québec.
Le jeune homme qui avait accédé au quart de finale à La Voix, en 2016, a su développer une grande aisance sur scène. Johanne Blouin qui fut l’une de ses professeurs de chant l’a d’ailleurs invité à chanter en duo avec elle, The Prayer. Moment touchant!
Cela dit, ce détenteur d’un baccalauréat en musique interprétation chant pop-jazz à l’Université Laval a ébloui l’assistance avec le Minuit, chrétiens, l’un des temps forts de la soirée!

Le succès de cette huitième édition repose aussi en bonne partie sur les talents d’imitateur de Joël Legendre. En plus de sa parodie de Soirée canadienne, ce boute-en-train offre un numéro vraisemblablement inédit. Grâce à de très rapides changements de perruques, il devient Denise Filiatrault et les nombreux artistes qu’elle dirige dont René Simard et Céline Dion. Époustouflant!
En plus de signer la mise en scène de ce spectacle sans temps mort, Legendre offre une version bien sentie de Noël au camp de Tex Lecor. Ce bouleversant monologue devient, en quelque sorte, un dialogue avec la participation de Paul Daraîche. Très réussi!

Noël une tradition en chanson sera de retour au Cabaret du Casino de Montréal pour deux représentations, le 16 décembre à 14h et à 19h30.
La tournée se poursuit jusqu’au 23 décembre.
Dates et détails par ici.
*Photos fournies par les Productions Martin Leclerc.

Laisser un commentaire