Oliver Jones n’est plus

Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal

Le grand pianiste de jazz montréalais Oliver Jones est décédé à l’âge de 91 ans.

Sa famille et la maison de disques Justin Time en ont fait l’annonce mercredi soir, sans préciser la cause de son décès.

« Musicien exceptionnel, âme douce et ami qui a marqué tant de vies, sa gentillesse et son immense talent ont laissé une empreinte indélébile sur de nombreuses personnes et générations, et son souvenir continuera de nous inspirer », peut-on lire dans le bref communiqué publié par Six media marketing.

Né de parents barbadiens, le 11 septembre 1934, à Montréal, dans le quartier de la Petite-Bourgogne, Oliver Jones a grandi à quelques pas de chez Oscar Peterson qui aura été pour lui une grande source d’inspiration.

Enfant prodige, Oliver Jones a fait ses débuts comme pianiste à l’âge de cinq ans à l’Union United Church de Montréal, la plus ancienne église construite pour une communauté noire au Canada.

Après avoir étudié le piano classique, il s’est produit dans de nombreux cabarets montréalais avant d’aller s’établir à Porto Rico, où il sera directeur musical d’un orchestre de style calypso, de 1964 à 1980.

Cette murale en l’honneur d’Oliver Jones, a été inaugurée en 2014, dans son quartier natal de la Petite-Bourgogne, à l’intersection du boulevard Georges-Vanier et de l’avenue Lionel-Groulx. 

De retour à Montréal, il fonde avec son ami contrebassiste Charles Biddle le club Biddle’s Jazz and Ribs, dont il est le pianiste attitré de 1981 à 1986.

Il devient aussi un habitué du Festival international de jazz de Montréal. Il se produit lors de la deuxième édition du FIJM, en 1981 et y joue à chaque année jusqu’en 1999, participant à l’ouverture et à la clôture du festival à sept reprises.

La renommée d’Oliver Jones dépasse largement nos frontières. On se souviendra que sa tournée au Nigéria a fait l’objet d’un documentaire de l’Office national du film du Canada, en 1990.

Le Montréalais a aussi composé, arrangé et interprété, en 1998, la musique originale du documentaire Season of Change (Rightime Productions) sur la saison du joueur de baseball afro-américain Jackie Robinson avec les Royaux de Montréal, en 1946. 

Le musicien a fait paraître une vingtaine d’albums au cours de sa longue carrière et il a reçu de nombreux prix. Il a notamment remporté un prix Juno, en 1986, pour son disque Lights of Burgundy et un autre Juno en 2009 pour Second Time Around.

Enfin, Oliver Jones a été intronisé au Panthéon de la musique canadienne en 2023.

Oliver Jones

1934-2026

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