Marc-Yvan Coulombe / BabillArt Montréal
Une foule nombreuse et enthousiaste était au rendez-vous, samedi, au Théâtre St-Denis, pour la dernière représentation de Toc Toc, réunissant six comédiens, dont Pierre Brassard, Josée Deschênes et Marcel Leboeuf.
Après avoir repris avec succès les pièces iconiques françaises Le père Noël est une ordure et Le Dîner de cons, la compagnie Monarque Productions, fondée par André Robitaille et Mario Provencher, continue de multiplier les succès.
La dernière mouture québécoise de Toc Toc, du Français Laurent Baffie, présentée l’été dernier à L’Assomption, Brossard et Rivière-du-Loup, avait déjà attiré plus de 33, 000 spectateurs avant de partir en tournée à travers le Québec, en janvier dernier.
L’humour parfois gras de cette comédie et la grande complicité entre les vedettes de la distribution sont les principaux ingrédients de la recette gagnante de Toc Toc.

Pour ceux qui n’auraient pas encore vu Toc Toc, dont une mouture québécoise avec Edgar Fruitier avait fait un tabac au festival Juste pour rire il y a une vingtaine d’années, voici les grandes lignes de cette aventure axée sur les troubles obsessionnels-compulsifs.
Six patients, souffrant de différents TOC se retrouvent dans la salle d’attente d’un psychiatre qui tarde à arriver. Chacun découvre, alors, rapidement ce qui amène les autres à consulter.
Fred vit avec le syndrome de Gilles de la Tourette et il ne peut s’empêcher de lancer inopinément des obscénités. L’assistance s’est d’ailleurs bidonnée à maintes reprises devant Pierre Brassard qui incarne ce personnage en lançant les mots les plus crus du spectacle. Bien entendu, on a adapté le texte en langue québécoise, y compris les grossièretés.
Vincent est un chauffeur de taxi atteint d’arithmomanie, c’est-à-dire qu’il se lance continuellement dans des calculs. Marcel Leboeuf est à l’aise comme un poisson dans l’eau dans ce rôle qu’il jouait déjà dans la première production québécoise de cette pièce.
Quant à Josée Deschênes, elle est désopilante en femme angoissée qui craint continuellement d’avoir oublié quelque chose. A-t-elle verrouillé la porte de sa maison avant de partir? Ses clés sont-elles bien dans son sac à main? Jamais en paix, elle a toujours quelque chose à vérifier.
Ce sont là les trois personnages les plus étoffés de la pièce. À leurs côtés, Marie-Soleil Dion devient lassante en Lily qui répète continuellement tout ce qu’elle dit. Quant à Brigitte Lafleur, elle joue sans nuances le rôle de Blanche, une femme obsédée par l’hygiène qui se met à crier dès qu’elle se trouve dans une situation où elle craint d’attraper des microbes.
Enfin, Steve Gagnon incarne un homme obsédé par la symétrie et qui multiplie les acrobaties pour ne pas poser les pieds sur les lignes du plancher qui ne sont pas toujours symétriques. Ses acrobaties apportent un peu de piquant à la mise en scène plutôt statique de Pierre-François Legendre
Malgré la relative minceur du sujet, cette pièce est en deux parties. Après l’entracte, les patients lassés d’attendre leur psy décident de prendre leur situation en main, en plongeant dans une thérapie de groupe, au grand bonheur du public!
Toc Toc est terminée mais Monarque a plusieurs autres productions au programme, cette année. Le dîner de cons de Francis Veber, avec, entre autres, Laurent Paquin, ne cesse d’attirer les foules depuis que cette mise en scène d’André Robitaille a été présentée à Drummondville en 2022. De nouvelles supplémentaires sont prévues, jusqu’en mars 2027.
Enfin, La pièce qui tourne mal, version québécoise du succès britannique The Play That Goes Wrong, revient également. Cette production dirigée par André Robitaille et présentée à Drummondville l’an dernier, sera notamment à l’affiche au Théâtre du Nouveau Monde en juin 2026.

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